Le lobbying
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Le lobbying:un terme ambigu .
Si le terme de lobbying est aujourd'hui souvent galvaudé puisqu'on l'emploie pour caractériser toute tactique d'influence, il n'en reste pas moins décisif pour le dirigeant soucieux:
- De maitriser sa visibilité institutionnelle et celle de son groupe
- D'améliorer la position concurrentielle de sa marque ou son organisation vis à vis des experts, élus,relais presse, partenaires institutionnels...
- D'améliorer les résultats économiques du groupe ou de l'entreprise tout en défendant l'interêt public.
Le lobbying implique :
- D'identifier les situations & manifestations & evenements en adéquation avec les valeurs & ambitions du groupe et du dirigeant:salons?Tables rondes ? Conférences ? Débats ?
- La mise à disposition de fiches & rapports favorisant une identification rapide des réseaux& interlocuteurs:Qui sont -ils ? Leur parcours ? Leurs thématiques privilegiées ?
- Une veille régulière sur des thématiques sensibles:logement social, fusion, rachat,gouvernance,chiffres actualisés,statistiques, etc.
- La mise à disposition de contenu rédactionnel synthetique avant chaque intervention:fiches axes, rappels synthétiques, argumentaires &rappels
- Un training spécifique avant chaque situation de prise de parole:Quelle situation ? Quel contexte ? Quel ton ? Quelle posture ?
Approche globale du lobbying
Le lobbying est l'activité qui consiste à intervenir, directement ou indirectement, auprès des pouvoirs publics afin d'influencer les processus d'élaboration et d'application des lois, des règlements ou des décisions politiques ainsi que l'attribution d'aides ou de contrats publics. Son objectif est de représenter et de faire valoir, face à l'intérêt général censé présider aux décisions publiques, des intérêts particuliers qui peuvent être ceux d'une entreprise, d'une association, d'un syndicat professionnel, d'une collectivité territoriale... Pratique habituelle dans les pays anglo-saxons (aux Etats-Unis, elle est réglementée par le Fédéral Régulation Act of Lobbying) ou au Japon, le lobbying s'est imposé en France à partir des années 60 avec l'instauration du Marché unique européen. Les grandes entreprises l'ont ensuite progressivement intégré à leur stratégie, conscientes qu’une intervention judicieuse au cours de la préparation des textes législatifs constituait souvent le meilleur moyen de préserver leurs intérêts.
Le lobbying s'exerce essentiellement sous trois formes. L’échange d‘informations, d'abord. Il s'agit de rencontrer les parlementaires, les hauts fonctionnaires, les membres des cabinets et commissions, pour s'informer de ce qui se prépare en amont, afin de pouvoir réagir à temps en élaborant une stratégie d'influence. Il convient ensuite de suivre l'avancement du dossier pas à pas, pour ajuster en permanence son intervention. Mais faire du lobbying ne consiste pas seulement à recueillir de l'information : il faut aussi en fournir aux bonnes personnes et au bon moment afin d'étayer le point de vue défendu. Rédaction de notes d'information, constitution de dossiers, de mémoires, présentation d'analyses forment ainsi là base d'une action de lobbying. Le contenu de l’information diffusée doit s'adapter au public visé : notes courtes et claires pour les politiques, dossiers détaillés et précis pour les techniciens.
Deuxième «arme» du lobbying : la séduction. Au-delà de l'information, il faut en effet convaincre. Relance téléphonique et épistolaire, présence physique intensive devant les bureaux des législateurs, recours aux «amitiés» politiques, aux réseaux (grandes écoles, franc-maçonnerie ... ), chantage à l'emploi, invitations à des «voyages d'étude» tous frais payés, les outils de la séduction sont multiples certains légitimes, d'autres quasi délictueux.
Troisième forme d'action, enfin : le lobbying essaie parfois d’instaurer un rapport de force avec les pouvoirs publics, en prenant l'opinion a témoin. Campagnes de presse, propagation de rumeurs, réalisation de sondages confortant le point de vue défendu, campagnes de publicité... les moyens ne manquent pas !
Toujours florissant aux Etats-Unis, le lobbying est aujourd'hui entré dans les mœurs des Européens : on compterait quelque 3 000 lobbies à Bruxelles, employant entre 5 000 et 10 000 «agents d'influence»! Une représentation qui pèserait un peu trop sur les prises de décision communautaires…Des projets de réglementation visant à encadrer l'action des lobbyistes sont régulièrement à l'ordre du jour du Parlement européen, mais, jusqu’à présent, les députés n'ont pas réussi à s'entendre sur une règle du jeu.
Chargé des relations européennes : la plupart des grandes entreprises européennes ont créé une fonction d'eurolobbyiste pour représenter leurs intérêts auprès de Bruxelles. Mais elles préfèrent souvent utiliser les termes, jugés plus flatteurs, de «Chargé des relations européennes» ou de «délégué auprès des pouvoirs publics européens».
Coalition building : c'est une arme essentielle du lobbying. Les entreprises d'un même secteur d'activité ou des groupes d'intérêts se réunissent pour intervenir plus efficacement auprès des pouvoirs publics.
